Bartleby le scribe – Hermann Melville
😃😃😃😃😃
J'ai a-do-ré
Une nouvelle un peu déroutante. Une histoire anodine mais pleine de sens. Ce n'est pas super gai mais c'est profond quant aux reflexions que suscitent les faits d'une banalité presque intrigante
Si vous comptez le lire, ne poursuivez pas la lecture de ce billet ; ces quelques citations enlèveraient de la saveur à votre lecture.
Lu dans l'edition Folio, traduit de l'anglais par Pierre Leyris
Ah ! le bonheur courtise la lumière, aussi croyons-nous que le monde est joyeux; mais le malheur, lui, se cache et nous croyons qu'il n'existe pas.
Tant il est vrai et terrible à la fois que, jusqu'à un certain point, l'idée ou la vue du malheur mobilise nos meilleurs sentiments, mais que, dans certains cas particuliers, au-delà de ce point elle ne les commande plus.
L'une des heures où l'homme a le plus de sang-froid et de sagesse est celle qui suit immédiatement son réveil du matin.
L'important n'était pas de savoir si j'avais tenu pour acquis qu'il me quitterait, mais s'il préférerait le faire.
C'était un homme de préférences plutôt que de présupposés.
Parfois, des feuillets pliés, le pâle employé tire un anneau : le doigt auquel il fut destiné s'effrite peut-être dans la tombe ; un billet de banque que la charité envoya en toute hâte : celui qu'il eût secouru ne mange plus, ne connaît plus la faim ; un pardon pour des êtres qui moururent bourrelés de remords; un espoir pour des êtres qui moururent désespérés; de bonnes nouvelles pour des êtres qui moururent accablés par le malheur. Messages de vie, ces lettres courent vers la mort.
Ah! Bartleby! Ah! humanité!